Depuis un peu plus de 25 ans (je ne me souviens pas de quand j'ai prononcé mes premiers mots), je vis avec mon bégaiement. Je ne l'ai pas choisi et je l'échangerai bien contre une douce jeune femme S'il y a des intéressées, qu'elles n'hésitent pas à se manifester, ^^
Le bégaiement est un vieux compagnon de route et j'ai traversé bien des épreuves avec lui. C'est comme la solitude, n'est ce pas, ça tient chaud l'hiver. Je le connais très bien (peut-être un peu trop d'ailleurs) et je sais quand il va devenir plus fort et quand il va s'affaiblir. Je connais ces réactions face à la fatigue, au stress, au bruit... Je connais vraiment presque tout de lui. Mais il y a peu, il a réussi à me surprendre pour le meilleur et aussi pour le pire.
J'ai découvert que dopé par le bonheur, il s'inclinait même quand tout le renforçait. Dans une situation de bruit, de fatigue, tout cela mélangé, j'arrivais à le maitriser, je pouvais dompter la bête. Oh joie immense !!! Un bonheur à l'état pur dont j'ai savouré chaque seconde et me suis délecté avec délice.
J'ai découvert aussi que dans le cas contraire, l'inverse était malheureusement vrai. Des situations ou je ne bégayais jamais (quand je chuchotais, quand je parlais à un enfant), le bégaiement arrivait à avoir une emprise. Je me mettrai presque à bégayer tout seul ...
Le bégaiement, mon bégaiement a donc réussi à me surprendre. C'est ma faute, j'ai commencé le premier . A mon tour de le surprendre à nouveau. Pour faire durer un couple ne dit-on pas qu'il faut surprendre l'autre ? Enfin je sais pas trop si j'ai envie de le garder auprès de moi, il prend toute la couverture et il ronfle. Finalement je pense que je vais m'en séparer ...
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